espaces rêvés
2019
atelier de pratique artistique dans le cadre de l’exposition Safe as Houses à la MCL Metz
1 classe de CM2 de l’école Sainte Thérèse à Metz
1 livre auto-édité
1 exposition à l’église des Trinitaires de Metz
1 exposition à la Galerie Raymond Banas, MCL Metz
La proposition faite aux élèves de la classe était à la fois simple et ouverte : « imaginez un espace où vous aimeriez habiter, passer du temps, seul·e ou accompagné·e et imaginez dans quel paysage il se situerait, quel dehors serait visible depuis cet espace, ce lieu rêvé »
Après avoir visité l’exposition Safe as houses à la MCL de Metz où je présentais une maison rêvée pour deux personnes sur un désert, avec une attention à l’espace de la galerie, ils/elles devaient à leur tour s’interroger sur une chambre rêvée – le resserrement sur un espace permettant de mieux cadrer leur expérimentation et de travailler sur l’articulation dedans/dehors sans avoir à réfléchir sur les articulations internes.
J’avais ébauché un processus qui partait de mes propres recherches : commencer par le langage en mettant en mots puis passer au dessin qui permet de convoquer ses projections mentales tout en se confrontant à la réalité de l’encre de chine et pour finir la maquette, seuil ultime entre la rêverie floue et la nécessité de la rendre concrète. Nous avons ensuite photographié les maquettes en jouant sur la lumière et les ombres projetées.
Ils et elles ont tous saisi l’espace de la feuille blanche en la remplissant chacun·e à leur manière, en la saturant ou au contraire en laissant de grandes plages blanches. Quelques un·es ont choisi d’écrire des textes narratifs parfois denses, beaucoup ont choisi de jeter des mots dans tous les sens et de ne pas hiérarchiser, certains au contraire ont fait des listes avec parfois des titres.
Pour les dessins, beaucoup ont eu recours à la « boîte ouverte », perspective à un point de fuite qui cadre sur une ouverture et qui permet de se projeter dans l’espace « comme si on y était », quelques un·es ont eu recours au plan, plus rare sont celleux qui ont dessiné des axonométries et un seul élève s’est essayé à la coupe. Les paysages quant à eux sont tantôt sobrement figuratifs tantôt abstraits, ils donnent une idée de l’intention (montagne, mer, ciel) mais l’horizon n’est pas présent dans tous les dessins.
L’étape des maquettes n’a été la plus simple mais elle a permis aux élèves, par sa durée, d’expérimenter et de tester leur pugnacité face à l’enjeu du collage, par exemple. C’est un constat qu’elles et ils ont tous·tes fait à la fin de la résidence : elles et ils ont compris qu’avec de la patience et de l’ingéniosité, on pouvait réaliser des choses qu’on ne se serait pas cru capable.























